Sur le Stevenson

Le 22 septembre 1878, Robert-Louis Stevenson quittait le Monastier-sur-Gazeille, près du Puy, dans le Velay, pour entreprendre la traversée des Cévennes en compagnie d’ une ânesse, Modestine. Il devait arriver à Saint-Jean-du-Gard, près d’Alès, le 3 octobre au terme d’un voyage bien pittoresque.

Chaque soir, il prit soin de tenir son journal qui fut publié à Londres, en 1879, sous le titre « Voyage avec un âne dans les Cévennes ».

Rien pourtant ne prédisposait Stevenson à pareille randonnée à travers les montagnes du Velay, du Gévaudan et des Cévennes. Issu d’une famille bourgeoise de presbytériens écossais, il renonça, en effet, à ses études d’ingénieur puis d’avocat pour se consacrer à l’écriture. A sa mort, à l’âge de 44 ans en 1894, il légua à la postérité essais, récits de voyages, romans, contes, lettres et poèmes. Il fut notamment l’auteur de « l’Ile au trésor » (1883) de « Docteur Jekyll et Mister Hyde » (1886) aujourd’hui classique de la littérature d’épouvante.

Rompant avec les valeurs traditionnelles de son milieu, il fréquenta les cafés littéraires du Quartier Latin de 1874 à 1879. Et sa randonnée en Cévennes fut le prélude à une existence vagabonde. Dans le « Journal de route », Jacques Poujol met en exergue ce penchant pour la bohème et montre aussi son intérêt pour les Camisards.

Le célèbre écrivain ne savait pas, en ce 22 septembre 1878, qu’il ouvrait un sentier mythique. Chaque année de nombreux randonneurs retracent son périple à pied, à cheval en courant ou en vtt !

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